ÉCRIRE COMME ON RESPIRE

En attendant de publier quelques nouvelles, je tiens à approfondir les raisons qui m’ont poussée à commencer ce blog. Ainsi que je le dis en présentation (https://wp.me/PcPCsn-9), je suis confrontée à des circonstances quelque peu exceptionnelles qui m’ont amenée à repenser au sens que je souhaite donner à ma vie. J’aime écrire, c’est un fait. Je griffonne sur tous le supports à ma portée, aussi bien sur mon téléphone que sur un simple carnet pendant une réunion de travail. Mettre les choses par écrit m’apaise. Et pourtant, je finis souvent par tout jeter / effacer. J’ai voulu tirer profit de l’impératif de changement en face duquel je me trouve actuellement pour me lancer un vrai défi : faire preuve d’audace en acceptant de faire partager mes écrits – et mes réflexions – aux personnes qui voudront bien me lire. C’est une démarche qui relevait de l’impensable il y a quelques jours encore, jusqu’à ce qu’un inconnu me rappelle, au hasard d’une conversation, combien la vie peut être incertaine. J’en suis donc venue à me dire que je me dois de me consacrer à mes premiers amours, et faire ce que j’aime par-dessus tout : écrire. La forme de blog s’est imposée d’office, car assez « Old School » (c’est ce que m’a dit une amie très chère) pour me convenir et ne me coûte qu’un je-ne-sais-quoi de retenue, un réflexe tenace qui découle sans doute de mon éducation, de ma culture.

C’est donc comme ça je débute ces pérégrinations au pays du Tambour Sacré, animée par le besoin de perpétuer des morceaux de vie, des destins uniques quoiqu’ordinaires, de ces visages qui m’accompagnent partout car ils sont l’essence même du pays de Mwezi Gisabo. Les rencontres et les expériences qui ont été les miennes à ce jour m’ont conduite à cet instant précis :  je suis prête, prête à surmonter ma peur et à me réconcilier avec le monde, en dépit des difficultés qu’implique cette démarche, quitte à aboutir, peut-être, à une impasse. J’ai conscience que cette expédition dans mon imaginaire va s’inviter dans l’intime, que je vais devoir lutter contre l’instinct d’autoprotection, m’autoriser à démolir un à un les garde-fous que j’ai construits au fil des années et dont je connais la fragilité.

Et pour ce qui est du contenu, il sera à l’image de la personne que je suis, une femme noire, de langue française (par nécessité de communication) et burundaise (par essence). J’entends épouser ce biais dans ce qu’il a de particulier pour tenter à ma façon de rendre hommage à la femme, la femme noire, la femme africaine. Il s’agira d’aller au fonds de moi chercher les situations qui construisent des personnes qui me ressemblent, celles que je peux comprendre avec plus ou moins de bonheur mais le plus de justesse. Voilà donc que, la quarantaine heureuse, je m’apprête enfin à sortir de ma coquille !   Alea Jacta Est.

Publié par Ka Philippine

Blogueuse et Auteure, cette page est le reflet de mes écrits – nouvelles et articles – inspirés de la vie de tous les jours. Je vous fais partager les petites histoires des gens ordinaires, au gré de mon imagination, en expression libre. Bienvenue au cœur des Pérégrinations au Pays du Tambour Sacré !

8 commentaires sur « ÉCRIRE COMME ON RESPIRE »

  1. Hâte d en lire plus. Utiliser l’écriture comme thérapie, permettant de transformer des souvenirs , des moments de vie douloureux en quelque chose de positif, de constructif vraiment… bravo ! Vous êtes comme ces petits rayons de soleil qui annoncent l’arrivée du printemps : positif , inspirante et énergisante.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Angélique. Vous me faites penser que je commence à atteindre un des objectifs de ce blog, celui de faire partager des moments et un univers particulier. Je prends à bras le corps vos encouragements, comme de l’énergie pour avancer. à bientôt pour de nouvelles histoires

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